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Guide de Carolles par le Dr Olivier - 1922

Préface

Tous ceux que le hasard des vacances a conduits dans cette région limitée par la mer, Granville, Avranches et le Mont Saint-Michel, en sont revenus ravis.

 

Ce pays est en effet charmant, la nature .y est belle et variée, la plupart des églises datent du XIIIe et du XIVe siècles; on _y trouve des manoirs comme celui de Brion, ce véritable bijou de la renaissance ; de vieilles Abbayes comme celles de la Lucerne, d'Hambye et du Mont Saint-Michel.

 

La côte de Granville à Genêts est superbe, les plages sont de sable fin et très sûres. Et cependant ce pays est encore peu connu. Cela tient sans doute à ce due les grands guides en parlent à peine. Parcourant à pied tous les étés cette région depuis plus de vingt ans, nous la connaissons à fond.

 

Cédant à la sollicitation de nos amis nous publions aujourd'hui les nombreuses notes que nous avons recueillies; nous ne le faisons qu'après les avoir complétées par la lecture des ouvrages des auteurs qui ont écrit sur la région, notamment ceux de Le Héricher, l'Avranchin monumental et historique; René Le Conte, l'Abbaye d'Hambye ; louis négrier, l'Abbaye de la Lucerne ; Alfred Chaumeil, Le Château de Chanteloup; Bd. Corroyer, le M'ont Saint-Michel. Nous les avons illustrées de photographies personnelles et nous avons ajouté une carte qui permettra aux touristes de faire sans difficulté les excursions conseillées.

 

Puisse ce guide régional contribuer à rendre plus agréable encore le séjour des baigneurs, qui chaque année viennent plus nombreux se reposer sur le littoral de la Manche.

 

Ad. OLIVIER.

 

CAROLLES

 


 

Le Bourg - Le Tour de Carolles

A. Le Bourg

Carolles tire sans doute sou nom de Carolla qu'on traduisait encore au Moyen-age par Carolle et qui signifie danse (1). Il y a quarante ans à peine, il y avait encore au centre du pays un champ qu'on appelait la Coquerie (2) où l'on dansait aux fêtes. Les archéologues pensent que le mot Carolles vient de Ker‑Hoel ou Caer‑Oel, qui, eu Gaulois, signifie habitation élevée; aucun souvenir, aucun vestige n'autorise â croire qu'une habitation élevée, palais ou forteresse, ait jamais existé dans ces parages. I1 y eut cependant au moyen âge un château qui était situé au lieu qu'on nomme le Bois de Carolles. Une forte dépression de terrain qui se trouvait en avant et à droite de la ferme du Bois de Carolles était le seul vestige des douves de l'ancien château; on l'a récemment comblée.

 

M. l'abbé Bertot, curé de Carolles, ayant eu l'occasion de feuilleter des archives de famille, y a trouvé les renseignements suivants sur les Seigneurs de Carolles (3)

 

Parmi ces seigneurs, on trouve Robert de Carolles cité en 1156 dans le cartulaire du Mont Saint-Michel, Robert II est rappelé dans le même cartulaire en 1214. Aux assises d'Avranches, en 1225, apparaît Nicolas de Carolles. En 1327, Robert de la Rochelle tenait le fief de Carolles de Messire Olivier Paynel.

 

Le 26 février 1670, le sieur François, seigneur de Matignon, Comte de Thorigny et de Montmartin, baron de Saint-Lô, de la Roche Tesson et autres lieux, dans son aveu au Roy, déclare tenir, parmi quantité de fiefs importants, le quart du fief de Carolles appartenant à Hervé de la Ferrière (XVIIIe B. de la Soc. d'Arcliéol. dit départ. de la Manche). Les de la Ferrière portent d'or à six fers à cheval et d'Azur.

 

« Le 12 mai 1689, Jacques Gallien entre dans la famille des de la Ferrière par son mariage avec Anne Caquevel, fille de Claude de la Ferrière et de noble homme Sinon Caquevel, sieur des Périères.

 

« Nous trouvons, le 3 octobre 1691, l'acte de baptême de Louis Gallien, fils de Jacques et d'Anne Caquevel.

 

« Le 18 octobre 1713, a lieu le mariage de ce Louis Gallien, adjudant de marine, avec Marie Lhostellier, fille de Pierre et de Marie Alleaume.

 

« Le 7 janvier 1788, leur fils Pierre Gallien épouse une, demoiselle Hugon de la Coquerie, fille de Bernard Hugon et de darne Françoise Couray du Parc, nièce de La Valette Hugon, nommé lieutenant de frégate en 1760 par Louis XV

 

« Le 19 septembre 1825, naquit Hippolyte Carbonnet, fils de Pierre Carbonnet, avocat à Avranches et de dame Marie Gallien fille du précédent seigneur de Carolles.

 

« Leur fille, la dame Pauline-Françoise Carbonnet, veuve Pottier, tante du regretté M. Carbonnet et de Mme La Croix, resta jusqu'à sa mort propriétaire du vieux manoir du Hamelet qui appartient actuellement à Mme Lalleman.

 

« A quelle date et par suite de quelles circonstances les seigneurs de Carolles quittèrent-ils leur vieux château pour venir habiter le manoir du Hamelet ? C'est ce que nous n'avons pu découvrir.

 

« Le vieux manoir a été lui-même presque détruit par un incendie en 1904. Il n'en reste plus qu'un pan de mur avec trois fenêtres et un pigeonnier où l'on trouve place pour, plus de mille pigeons ».

 

Il y a cinquante ans à peine, Carolles n'était qu'un simple village de pêcheurs bâti sur un plateau aride limité par deux vallées : la vallée. du Crapot, la rivière de Carolles qui va se jeter à la mer au port du Leuh ou du Lud; et la vallée du Léquet ou Crapeut, le ruisselet qui va se jeter à la mer au port du Pignon Butor ou Butte or. ,Il n'y avait ni boulanger, ni boucher; deux fois par semaine on apportait le pain de Sartilly; tous les vendredis le père Duchène, de Champeaux, apportait la viande; le garde champêtre tenait une misérable épicerie. I1 y avait cependant une bonne auberge où les rouliers ne manquaient pas de s'arrêter.

 

Aujourd'hui Carolles est un joli bourg qui prend chaque année de l'extension; on y trouve boulangers, bouchers, épiciers, poste, télégraphe, téléphone; le chemin de fer v arrive. Tous les ans on y construit de nouvelles villas. La plage est superbe et absolument sûre pour les enfants; la côte est bordée de splendides falaises; l'arrière pays est merveilleux et se prête, comme on le verra plus loin, à de nombreuses promenades. Enfin la température modérée dont il jouit en rend le séjour en été extrêmement agréable. Aussi le nombre des familles qui viennent y séjourner augmente-t-il rapidement chaque année*. Que serait-ce, si le pays était plus connu !

 

l'Église de Carolles, simple et rustique, est surtout intéressante par sa tour massive qui se termine par un toit en bâtière, et dont les fenêtres, les arcs doubleaux intérieurs et les piliers massifs couronnés en guise de chapiteau d'angelots grossièrement sculptés, semblent appartenir à la fin du XIVe siècle. Le vieux porche date du XVIIe siècle. Le chœur a été refait en 1695 et la nef rebâtie en 1730 Des traces d'une construction beaucoup plus ancienne se voient dans la substructure des murs du chœur. Ces vestiges, du reste peu caractérisés, peuvent remonter au XIe ou au XIIe siècle. Les fonts baptismaux remontent au XIIe siècle, ils sont constitués par une cuve carrée en granit montée sur quatre pieds et dont la paroi extérieure présente des reliefs arrondis.

 

L'église est dédiée à Saint Vigor, dont la statue est à droite du Maître-autel. On remarque surtout dans l'église une belle statue du XVe siècle en pierre, auprès de la chaire; une excellente reproduction du Mariage mystique de sainte Catherine et une vieille peinture sur bois représentant le Christ bénissant les petits enfants. A la sacristie on peut voir la croix de procession en argent qui a échappé, non sans peine, au vandalisme révolutionnaire.

 

La jolie croix ronde du cimetière est romane. A la sortie du cimetière (côté nord), on trouve une dalle en granit avec armoiries, sur laquelle on peut à peine déchiffrer cette inscription : Cy-gist le corps de La Ferrière qui a donné 7 livres de rente à l'église.

 

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B. Le Tour de Carolles

Faisons maintenant le tour de Carolles, et pour cela, prenons la route qui, contournant l'église, se dirige vers Groussey. A cinq cents mètres à peu près on voit à droite une magnifique allée d'arbres formant voûte, c'est l'entrée de la ferme du Hamelet,qui a été construite sur les ruines de l'ancien manoir. De celui-ci, comme nous l'avons dit, il ne reste que le Colombier et quelques ruines sans intérêt. Plus loin la route descend dans le ravin pour remonter presque aussitôt. Un peu avant d'arriver au sommet de la montée, à 50 mètres des premières maisons de Groussey, ou prendra à gauche un chemin de terre qui aboutit à une prairrie  qu'on traverse 'en biais et on arrivera à un chemin empierré qui est l'entrée de la Gorge du Pignon Butor, qu'on a aussi nommée la vallée du Léquet ou du Crapeut, et que tout.. le monde appelle la Vallée des peintres, parce qu'elle est très fréquentée par les peintres toujours nombreux à Carolles. C'est unes gorge profonde creusée dans un massif rocheux et sauvage, hérissée de blocs de schiste et de granit, dominée à droite par la Colline de la Neuvourie, à gauche par la Mazurie. Le sentier qui suit les méandres du ruisseau est bordé d'arbres où s'accrochent chèvre-feuille et houblon sauvage, ‑de fougères arborescentes et de fleurs variées, c'est un enchantement.

 

Malheureusement, depuis quelques années on a ouvert, presque en son milieu, dans les collines, des carrières de granit bleu qui, par leur développement, ne tarderont pas à la défigurer. Enfin on a jeté presque à sa terminaison, d'une colline à l'autre, pour le passage du chemin de fer, un pont qui n'a rien d'artistique.' Espérons que la végétation, en se développant, ne tardera pas à le cacher. Au pont du chemin de fer, le chemin se bifurque, mais qu'on prenne celui de droite ou celui de gauche, on débouche à peu près au même point sur la route de Carolles à Granville. C'est là que se termine la vallée des peintres.

 

En cet endroit, on a à droite la colline de 1a Neuvourie dont la pointe a été entaillée pour le passage du chemin de fer; à gauche le Pignon Butor que contourne la route de la plage; en face Edenville et la mer. Dans ces dernières années, à droite d'Edenville et au bord‑ de la mer, on a construit de nombreuses villas. A gauche sont les cabines de bain qui bordent la plage. A ce niveau le Pignon Butor décrit un demi-cercle dans le creux duquel on a construit un hôtel et quelques villas.

 

La plage de sable fin s'étend jusqu'à Saint-Pair, sans un creux, sans un trou, sans presque de graviers; aussi est-elle très sûre, d'autant que la marée monte toujours 'lentement.

 

De la plage, on aperçoit à gauche la pointe de Carolles qui termine le Pignon Butor. En se dirigeant de ce côté, on passe devant l'entre de deux grottes peu profondes que les anciens appelaient les Mines d'or. Mais y a-t-il eu vraiment des mines d'or en ce point? C'est l'avis de M. de Caumont qui dit : "On a découvert un filon métallique dans les carrières du Pignon Butte-or et tout annonce que des recherches bien dirigées feront découvrir des filons plus riches dont l'exploitation pourrait être avantageuse."

 

Voici maintenant la légende rapportée par Ch. Le Breton dans son opuscule sur Carolles (4).

 

"Un journal a raconté naguère en termes charmants, dus à la plume d'un écrivain qui aime et connaît Carolles (M. Suvigny) la légende des Mines d'or, où les fées antiques ont laissé leurs descendants, les fétiaux, proches parents des gnômes scandinaves ; malgré leur âge qui est souvent de plusieurs siècles et leur malice qui se plaît à jouer des tours aux pauvres mortels, on vous dira qu'ils ont parfois la naïveté des enfants, et, détail tout local, que les bénis bouillant dans leur coquille à l'entrée de leur grotte, leur ont causé un étonnement indicible. Ils ne restent pas toujours enfermés dans les entrailles de la terre, ils aiment à voyager dans la baie, grotesquement assis sur le dos d'une pieuvre ou Minard et leur promenade aux îles Chausey est une de leurs distractions favorites. On ajoute que les Mines d'or, dans leur état actuel, ne sont que le vestibule d'énormes galeries remplies de magnificence et s'étendant jusqu'à Tombelaine et au Mont Saint-Michel."

 

Si l'on franchit à marée basse la pointe de Carolles, on aperçoit la ligue des falaises éboulées qui s'étendent jusqu'au port du lud ; c'est ce qu'on appelle le Déruble. Les roches en s'éboulant ont roulé vers la mer sur une centaine de mètres environ, formant un véritable chaos par endroit ; c'est là qu'à marée basse les amateurs de coquillages vont récolter les bénis, les vignols, les big orneaux, sans parler des crabes et des anguilles qu'on trouve sous les pierres. C'est à la périphérie de cette zone qu'au moment de la pleine lune et des grandes marées on va pécher le bouquet avec un engin spécial appelé "bichette".

 

Revenu à la plage, on prend derrière les premières cabines de bain un escalier qui permet de monter au sommet du Pignon-Butor. Voici comment M. le Breton décrit cette région

 

"Le massif des falaises de Carolles a pour limites au Nord la Vallée ‑du Crapeut ou du Léquet, qu'on appelle 1a gorge du Pigeon-Butor, dominée à gauche par les hauteurs de ce nom que contourne la route des bains, et à droite par les coteaux sauvages de la Neuvourie: La falaise, d'un vert glauque, sillonnée de sentiers escarpés et qui s'arrondit comme un amphithéâtre au-dessus des bains porte le nom de plaine falaise; bientôt elle Ferelève pour former un cap dont le sommet s'appelle plateveie.Tout près sont les Menus ruets, au-dessous desquels se trouvent des grottes profondes appelées Mines d'or.Au sommet de la falaise, sont la cabane et la hutte en terre où veille le douanier eu face d'un splendide horizon. C'est aussi le poste préféré du touriste qui a en face de lui Cancale et sa baie, les îles Chausey et le promontoire de Granville. Ces hauteurs sont dominées par 1a Croix Paquerey.

 

Quand on s'éloigne de la plate-veie en suivant la sente des douaniers, on domine pendant quelque temps les falaises appelées Menus‑ruets ou ruisseaux. Puis c'est le Déruble ayant à sa base des roches séparées les unes des autres par des lits de sable et de terre; et cette falaise éprouve fréquemment &a éboulements. Le sentier atteint bientôt un vaste promontoire, la grande falaise, qui n'a de remarquable que. ses dimensions, mais d'où l'on découvre dans leur projection la plus avancée les côtes de Bretagne, puis se dirige vers l'intérieur des terres et débouche bientôt dans un charmant ravin appelé le Creux de la Fonte nelle, qu'arrose une source abondante fertile en cresson. Ce ravin. contourne en avant et à droite un amas de rochers festonnés 'de lierre qu'oui; appelle le nid au Corbin, parce que le corbeau solitaire se plait à nicher dans les anfractuosités de cette pittoresque muraille. La grande falaise et le Nid au Corbin dominent la gorge profonde appelée le port du Leuh ou du Lud (5). L'espace couvert de rochers et de pierres roulées qui s'étend dans la hier en face du port du Lud s'appelle l'Ure ou l'eau de Carolles. Le ruisseau de la vallée qui aboutit à la mer s'appelle le Crapot. En face de la grande falaise s'élève une autre falaise presque à pic qui limite à gauche le port du Lud; le touriste l'escaladera par un chemin de chèvre qu'on aperçoit aisément. Arrivé en haut, il voit au-dessous de lui d'un côté la grande abîme (la vallée du Lud) et de l'autre la nier au pied d'une falaise abrupte qui porte le nom significatif 'de Rocheplate et de Casse-cou. Il rencontre sur cette crête rocheuse la Chaire au diable, le Sard et Gargantua, autant de pierres qui dentèlent ces sommets solitaires et qui ont toutes leur légende. C'est de cette pierre de Gargantua que le héros de Rabelais enjamba sur la Bretagne et se soulageant de son éternelle humidité forma l'onde de cette baie.

 

Quelques mètres au-delà de la roche de Gargantua, on aperçoit au ras du sol des ruines au sujet desquelles on a beaucoup discuté. Pour M. Le Héricher il ne semble pas douteux qu'il s'agisse des ruines du Monastère de Maudune (6). M. Le Breton, chargé par la Société Archéologique d'Avranches d'examiner ces ruines et de formuler un avis, conclut son rapport en ces termes : D'un amas informe de décombres où les pierres même disparaissent sous la terre et le gazon de la falaise, nous avons exhumé une vaste enceinte de murs... qui révèlent deux sortes de constructions et assurément deux époques bien différentes : les restes de la petite chapelle, avec son abside semi-circulaire, présentent un moyen appareil essentiellement roman. Le mur central avec son blocage intérieur, semble dater du même temps. Comme ils peuvent remonter au vie siècle, si Maudune fut sur ces hauteurs, en voilà les seuls et derniers vestiges. Si les Normands ont fait ces ruines, ils n'ont fait que celles-là; et l'incendie que leur main dut allumer n'a pas rougi d'autres murailles; et, en effet, c'est là seulement qu'on trouve des pierres ayant subi l'action du feu.

 

Mais après ces ravages et cette désolation, des constructions nouvelles durent succéder aux anciennes, et, sans aucun doute, on vit un jour sortir des cendres de l'antique monastère la Chapelle Saint-Clément; le patron des marins venait se substituer sur ces hauteurs à Notre-Dame de Maudune. Mais l'oratoire nouveau ne fit pas oublier l'oratoire ancien. Unissant le souvenir vénéré du premier au respect que méritait le second, les habitants du pays appelèrent ce lieu les Chapelles pluriel significatif qui ne peut s'expliquer que par l'existence en cet endroit de deux chapelles successives.

 

Le nombre et l'aspect des restes de murs découverts en 1849 justifient la tradition qui place des moines sur ces falaises. Les deux grandes pièces sur le bord de la mer durent servir aux réunions des religieux, soit pour le repos, soit pour la prière ou le travail en commun. Les autres bâtiments plus nombreux et plus étroits bâtis à l'Est, sur le revers de la colline, servirent de cellules aux religieux.

 

Un coup d’œil sur le plan relevé le 3 septembre 1913 par le général Dupain, en présence de M. le Chanoine Bosseboeuf, président honoraire de la Société archéologique de Touraine, permet de constater combien est exacte la description de M. Le Breton.

 

Ancienne Abbaye et ancienne Léproserie, ces ruines dont le plan seul demeure dessiné sous le gazon de la falaise ont abrité de nombreux moines, puisque M. de Gerville, qui les avait explorées eu 1826, dans les mémoires des antiquaires de France, T. VIII p. 130, écrivait : "En creusant près de la petite enceinte on a trouvé beaucoup d'ossements humains, ce qui porte à croire qu'il y a eu titi cimetière."

 

Après ces ruines, le sol se relève et le sentier gravit les bords escarpés des Chatelliers, de ce double camp romain si exactement décrit par M. Le Héricher : Il figure assez bien un trapèze accolé d'un arc de cercle, un camp principal et un camp de refuge. L'enceinte trapézoïde est tracée par le rebord de la falaise abrupte et profonde, rehaussée d'un fossé, et par trois ligues de levées de terre, couvertes d'ajoncs, empierrées à la base, d'une largeur générale de quatre mètres, d'une hauteur de deux mètres en dedans et de trois mètres en dehors, dimensions amoindries telles que les ont faites, le temps, la nature et l'homme. » Au centre de la plus vaste enceinte, des restes de fossés indiquent la place du praectorium. L'entrée présumée du camp se trouvait auprès du bâtiment appelé Vigie ou Corps de garde de Saint-Michel, élevé en 1803 alors que les frégates anglaises se montraient souvent dans ces parages. Ce poste de surveillance commande le fond et l'entrée de la baie et domine la, mer et le pays tout entier. C'est de ce point qu'on découvre pour la première fois le Mont Saint-Michel et son voisin le roc de Tombelaine.

 

Du corps de garde de Saint-Michel, un sentier ramène à la Vallée du Lud où on franchit le Crapot sur le petit pont Harel et ou rentre à Carolles par le hameau de La Croix que les peintres habitent de préférence eu raison des ateliers qu'ils y trouvent.

 

 

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